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Reportage sur le Paris-Nice 2009, par Nicolas et Pierre-Marie sur ALFETTA GTV 2000 - N° 40.
Mercredi 25 mars.
Arrivée sur le circuit de Montlhéry vers 16 heures pour les vérifications techniques. Le temps est menaçant et c'est la douche froide, car on nous annonce que quatres épreuves spéciales sont annulées et ce ne sont pas les moins intéressantes:
- La course de côtes du Mont Dore pour cause d'enneigement.
- La belle spéciale du Peyrus car les demandes d'autorisations n'auraient pas été faites par l' ASA locale (un comble)
- La mythique spéciale du Turini refusée par les autorités locales, car la route qui redescend est fermée pour cause d'éboulement
- La spéciale de Vescous-Toudon également refusée (elle devait remplacer la course de côte de Saint Raphael refusée également)
Il reste donc la spéciale de Mhère (près d'Auxerre), le circuit de Charade (près de Clermont Ferrand), et la spéciale des Corobins (à Digne les Bains).
Le retard est tel, que l'on doit évacuer le circuit vers 19 heures et les vérifications techniques ont lieu sur le parking de l'hôtel tout proche.Les vérifs terminées la Squadra Century part diner près de Draveil.
Jeudi 26 Mars.
Arrivée à 7 heures, les équipages se forment. Régis Merlin au volant de la Giulia Bertone GT 1600 Véloce est navigué par Fabrice Maestro; Paul Grundy au volant de sa Giulia Bertone GT 1300 Sprint est accompagné par Patrick Tyrrel; Sébastien Vignot pilote la Giulia Berlina 1600 Super avec Mathien Vincent à ses côtés; Nicolas prend place avec son copilote Pierre-Marie dans le baquet de l' Alfetta GVT 2 litres de 1977.Le moral remonte un peu après les trois tours de l'anneau de Montlhéry; on n' a pas pris la voie de gauche (celle tout en haut dans les virages) mais presque: bien sanglé dans son harnais à 150 km, mon coplilote me fait remarquer qu'on ne sent pas les "G" !!
On part ensuite sans tarder en direction de Milly-la-Forêt que nous devons rejoindre en 45 minutes !!. Quelques tours de ronds point avant de trouver la bonne direction (au passage on observe l'équipage Paul Grundy/Patrick Tyrrel qui part en sens inverse sur la RN 20, mais malheuresement pas le temps de leur téléphoner), il ne faut pas trainer d'autant plus que, au début, la route est en travaux, ce qui crée un embouteillage. On ne chôme pas derrière le volant. Arrivée au premier CH de Milly- la-Forêt d'où l'on repart immédiatement afin de rejoindre l' A77,entrée 18 et sortie 21.
Arrivée sur la spéciale de Mhère ! On enfile les casques; on branche la radio et là surprise, l'aiguille du compte tours titille la zone rouge alors que le moteur est au ralenti, pas de problèmes on va faire sans. Résultat décevant ! C'est une première pour le pilote qui doit faire avec son inexpérience, sans son compte-tours et avec un moteur pas assez rodé, qui refuse de donner de la puissance sous les 4000 tours !! On frôle le fossé une fois,mais rien de grave.(voir video)
Fin de la spéciale; on file vers le prochain CH; On trouve une boulangerie où on achète des pizzas pour le déjeuner et on repart.
Arrivée à Magny-Cours. L'assistance emmenée par Jean Pierre Paolin s'affaire autour de la Giulia verte pilotée par Sébastien Vignot dans l'espoir qu'elle puisse "Taquiner les Porsches". Le Bertone de Paul Grundy semble avoir de légers soucis de batterie, mais rien de grave; tout le monde est au départ. Sans mes pneus "Yoko" et avec mon pont interminable impossible d'imaginer suivre qui que ce soit. Après des essais calamiteux, j'attaque à fond et emporté par l'enthousiasme, fini dans un maginifique tête-à-queue (j'ai eu les félicitations de l'équipage qui me suivait). Je finis dans les derniers mais bon l'essentiel est de participer et j'ai assuré le spectacle. La flèche bleue d' Eric Comas me double deux fois; on n'a pas tous les jours l'occasion de partager la piste avec un pilote de F1.
Départ. Pas de temps à perdre car on a compris que les liaisons sur ce rallye ne sont pas faites pour flaner; j'en profite pour perfectionner mes trajectoires et mes freinages avec l'aide de mon copilote.
Arrivée à Vichy entre chiens et loups, et dans les temps, en ce qui concerne l' Alfetta GTV N° 40 ! Une de coupe de champagne. On apprends que plusieurs voitures ont cassé leur moteur, mais toutes les voitures de la Squadra Century sont arrivées. Paul et Patrick ont trouvé la bonne route et nous rejoignent sans encombre. Le soir, spécialités auvergnates pour tous les membres de la Squadra Century et repos bien mérité.
Vendredi 27 mars.
Départ tôt; je prends le volant et direction le circuit de Charade. On a compris que la voiture se pilote entre 4000 et 7000 tours (!!!) car les carbus ne sont pas conciliants sous les 4000. Sur le circuit je passe le volant à mon copilote qui fera des merveilles (il connait le circuit comme sa poche) mais arrive malgré tout dans les derniers: nos 130 chevaux (estimés) ne font pas le poids face aux Porsches de 250 chevaux.
Après le circuit, je reprends le volant. On passe devant la route fermée (pour cause de neige) du Mont Dore et on arrive sur le parcours de la spéciale du Limouche (voir vidéo). On profite de nos notes de reconnaissances (réalisées quelques semaines plus tôt) pour la rendre plus intéressante (dans le respect du code de la route car la spéciale est annulée)
On continue vers Avignon (sauf le Bertone de Régis Martin dont l'équipage à préféré rentrer sur Paris car les spéciales situées près de Nice sont annulées). sur la route, je peaufine mes approches de virage, je dose mieux mes freinages. Petite surprise le long du parcours, on est doublé par Eric Comas (encore une fois...) et son navigateur Benoît Chavent retardés par une panne d'alternateur: pour moi cela restera l'image du rallye, l' Alpinette Bleue qui file au ras du sol !!!
Arrivée à la tombée du jour le long des remparts. Les membres de la Squadra Century dînent ensemble dans une excellente ambiance.
Samedi 28 mars.
Je passe le volant à mon copilote pour la spéciale des Corobins qu'il réalise sous la pluie. Grace à la caméra embarquée vous pouvez voir nos exploits . Pierre Marie décroche une magnifique sixième place au scratch, derrière Comas, Andruet, et trois Porsches (mais devant la meute des autres Porsches) qui doivent aligner pas moins de 250 chevaux. Puis je reprend le volant pour rejoindre Nice en passant par les spéciales annulées de Vescous-Toudon (la route y est dans un état pitoyable et on ne regrette pas que la spéciale soit annulée) et du col du Turini (quelle montée, même sur route ouverte et sans chrono c'est top !) Au sommet on nous offre un verre que l'on sirote en écoutant Jean Paul Andruet nous conter ses mésavantures de la veille avec la maréchaussée. Après une grosse demie-heure de pause, on repart sur Nice où l'on arrive sous la pluie et avec les traditionnels bouchons de la promenade des anglais. Amusant de voir des voitures de rallye essayant de se faufiler pour ne pas se retrouer bloquées à un feu rouge. Arrivée sans pénalités pour cause de bouchons. Un petit mot dans le micro en arrivée: quatre voitures de la Squadra Century au départ, trois à l'arrivée à Nice, mais la quatrième aurait pu finir, c'est l'équipage qui n'a pas voulu continuer jusqu'à Nice pour une seule spéciale.
Diner de cloture au Méridien, remise des coupes et des bidons d'huile pour les moins chanceux !!! La Squadra Century récupère trois trophées.
Dimanche 29 mars.
La Squadra, l'assistance et les trois véhicules rentre par l'autoroute . Ce rallye à fait le plus grand bien à l' Alfetta, le moteur s'est libéré et l'on peut dorénavant utiliser pleinement le moteur dès 2000 tours.
A quand le prochain rallye en VHC ?? La décision est prise, moi aussi j'irais taquiner les Porsches !!!!!!
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